Archive pour la catégorie 'politique québécoise'

Autonomie et indépendance

J’aime bien consulter de temps en temps mon grand ami le micro Robert ; j’y déniche ma foi des trouvailles fort intéressantes. Je partage donc avec vous quelques définitions qui me plaisent bien et qui pourraient s’avérer utiles pour certains.

Autonomie : n.f. Droit de se gouverner par ses propres lois. Autonomie partielle ; totale. = indépendance.

Autonomiste : n. et adj. Partisan de l’autonomie en matière politique. = nationaliste, séparatiste.

Après avoir consulté la blonde de service, j’ai consulté Larousse de poche, mon dictionnaire des synonymes.

Autonome : indépendant, libre.

Autonomie : liberté.

Autonomisme : dissidence.

Autonomiste : séparatiste, dissident.

Séparatiste : Les séparatistes ont proclamé l’indépendance de leur pays : indépendantiste, autonomiste, sécessionniste.

Conclusion

D’abord une chose m’apparaît claire, les adéquistes souhaitent la même chose que nous. Voilà une excellente nouvelle. Aussi, dorénavant je cesserai d’être mal à l’aise avec le terme séparatiste ; les adéquistes devraient toutefois commencer à l’être…

À mes commentateurs

Les messages sont au billet ce que les coulisses sont au Parlement.

Même si Louis-Joseph ne laisse pas souvent ici sa trace, ses commentaires sont toujours les bienvenus; quant à Gandalf et à H. Dufort, ils enrichissent la blogosphère par leurs réflexions et échanges étoffés; quant à Renart L’éveillé, son sens de l’humour et ses préoccupations sociales me ramènent souvent sur le plancher des vaches…

Merci à mes fidèles commentateurs, et à tous les autres qui ne font parfois que passer en laissant un mot au passage, ne serait-ce qu’une seule fois. Si vous aimez lire les billets, chers lecteurs, jettez aussi un oeil aux commentaires.

C’est dans les coulisses d’un blogue que se déroulent les échanges animés, c’est dans les coulisses d’un blogue que se cachent une infinité d’anecdotes et d’informations croustillantes !

Du bonbon pour l’esprit

La substantifique moëlle de Pantagruellea aujourd’hui nourri mon esprit par cette superbe et substantielle citation d’Étienne de La Boétie :

Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.

LIRE AUSSI :

Duceppe, éclairé par les «Lumière»

Tel l’arroseur arrosé, le putschiste a été putsché.

L'arroseur arrosé

Sam Hamad regrette ? Vraiment ?

Sam Hamad, sans déclarer clairement qu’il regrette ses dires, sans s’excuser officiellement, affirme n’avoir voulu insulter personne, suite aux propos controversés qu’il a tenus il y a peu de temps.

Le député libéral de Louis-Hébert, Sam Hamad, aujourd’hui (devons-nous le rappeler ?) Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale a clairement déversé son fiel de préjugés envers les assistés sociaux le jour où il a prêté son serment d’office. Propos d’autant plus étonnants que M. Hamad a été vice-président de Centraide-Québec de 1999 à 2001. Plutôt que de se soucier sincèrement des plus démunis, a-t-il délibérément occupé ce poste dans le seul but d’accéder un jour à un prestigieux poste politique ? Était-ce pour ainsi faire bonne figure, étoffer son curriculum vitae, ajouter à sa crédibilité ?

[...] Le ministre aurait déclaré au Journal de Québec que les personnes assistées sociales profitant d’avantages comme les soins dentaires, les médicaments ou la garderie n’ont aucune motivation à travailler. Selon lui, il faut revenir à des mesures plus coercitives pour réduire le nombre d’assistés sociaux. [...] (Source : radio-canada.ca)

[...] Dans une entrevue accordée à un quotidien québécois immédiatement après avoir prêté son serment d’office, M. Hamad avait soutenu que les assistés sociaux «ont tout», au point que cela peut leur paraître «confortable» de demeurer bénéficiaire de l’aide sociale. Le ministre avait désigné ces prestataires en utilisant le sigle péjoratif des «BS». [...] (Source : cyberpresse.ca)

Croit-il qu’en jouant la carte du mépris et de l’intolérance il saura s’allier les sympathisants adéquistes ? Pourquoi n’exige-t-on pas de lui des excuses sans équivoque ?

[...] «Je n’ai pas l’intention de parler de ce qui est arrivé la semaine dernière, mais c’est sûr et certain que je ne voulais pas insulter personne. Ce n’était pas mon objectif», a déclaré un Sam Hamad visiblement contrit. [...] (Source : cyberpresse.ca)

Voilà une déclaration qui me conforte guère. M. Hamad a-t-il une idée du montant des prestations allouées aux bénéficiaires d’aide sociale ?

[...] Selon le SFPQ, certains prestataires d’aide sociale ne reçoivent que 548 $ par mois, soit 6576 $ par année. [...] (Source : canoe.com)

Peut-être M. Hamad ne voulait insulter personne, mais il ne déclare toujours pas que ses propos n’étaient pas appropriés, que ses propos n’étaient que de bêtes préjugés. Je me pose la question, pouvons-nous dire de pareilles bêtises et s’en tirer aussi facilement en ayant la crédibilité et la légitimité de diriger le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale ?

Suffit-il de dire «je ne voulais pas insulter personne» et obtenir ainsi l’absolution de tous nos péchés de verbiage ? Quelqu’un peut-il demander sa démission à M. Hamad ?

LIRE AUSSI :

Fêtons le 25e anniversaire du rapatriement de la Constitution !

Alors que Mario Dumont se dit prêt à rouvrir le débat sur la Constitution, Sébastien Proulx, nouveau leader parlementaire de l’opposition a dit qu’on allait «fêter» le 25e anniversaire mardi prochain.

M. Proulx, avocat de 32 ans, est député de Trois-Rivières, a été responsable des Affaires politiques et juridiques de l’ADQ de 2003 à 2004, Directeur général de l’ADQ de 2004 à 2005 et conseiller politique au cabinet du chef de l’ADQ de 2005 à 2007.

C’est où le party ?

Dépolitiser l’enjeu de la souveraineté ?

Il est clair que le projet de souveraineté du Québec en soit un culturel et non pas politique. En ce sens, il est donc pertinent d’admettre qu’il ne peut, en aucun cas, être l’apanage d’un seul parti politique, au même titre que les enjeux économiques et sociaux tels les préoccupations environnementales, le soutien aux familles tout comme les besoins criants en santé.

Ceci étant établi, il devient clair que le Parti québécois ne peut faire du projet de pays du Québec sa seule et unique priorité. À titre comparatif, la majorité des Québécois s’entendent à dire que le Parti vert ne peut être pris au sérieux dans l’arène politique puisqu’il fait de l’environnement son unique préoccupation. Or, il est évident que tout parti politique responsable se doit de proposer un programme de gouvernance crédible et cohérent, se souciant de différents enjeux à la fois économiques, sociaux et culturels.

Si le Parti québécois adopte la «ligne dure», telle que souhaitée par M. Bernard et autres souverainistes, en proposant de tenir une élection référendaire au prochain scrutin, il risque de voir ses bases s’effondrer. Ceci pourrait être d’autant plus dangereux puisque sans tribune politique le mouvement souverainiste, à défaut de disparaître comme plusieurs le croient, risquerait davantage de se nicher dans de nouvelles formations plus ou moins radicales.

S’il est vrai que près de 40% de la population souhaite un jour voir le Québec devenir un pays, il n’en demeure pas moins que plusieurs ne souhaitent pas la tenue d’une consultation populaire prochainement. Que devons-nous en déduire, sinon que les citoyens sont à la fois, et légitimement, préoccupés par d’autres enjeux ? Ne devons-nous pas entendre et respecter cette volonté citoyenne ?

Étant donné les divisions de plus en plus notables entre les souverainistes, peut-être devrait-il y avoir une meilleure plate-forme que celle d’un parti politique pour y débattre des différends qui les opposent. Il n’en demeure pas moins que le Parti québécois soit le parti le plus apte à mener le Québec à la souveraineté par la tenue d’une consultation populaire ; c’est pourquoi il est impératif qu’il travaille d’abord à la création d’un projet de pays, l’élaboration d’une constitution, et enfin tenir un référendum dès qu’il sera clairement indiqué qu’une majorité citoyenne sera en faveur de ce projet. Ceci n’exclut pas l’implication d’autres partis tels Québec solidaire, et sans doute même l’Action démocratique du Québec si elle ne trouve ultérieurement point d’écho à ses quêtes d’autonomie à Ottawa.

Quoique d’importants changements s’imposent au Parti québécois, il est aussi nécessaire d’aborder l’enjeu de la souveraineté sous un angle différent, en prenant d’abord conscience de sa nature culturelle, et non pas ethnique ni même politique, évitant ainsi l’erreur d’en faire l’unique priorité d’un seul parti politique.

L’ingérence du gouvernement fédéral

Presse Canadienne
Ottawa

Stephen Harper promet de négocier avec Québec une limite au pouvoir de dépenser d’Ottawa ou un transfert de points d’impôt, mais sa promesse ne tient que si les Québécois élisent un gouvernement fédéraliste le 26 mars.

[...]

«Nous sommes toujours prêts à considérer des possibilités [à propos d'autres moyens de corriger le déséquilibre fiscal], mais à la fin, pour avoir de telles relations fiscales avec les provinces, il est nécessaire d’avoir un gouvernement fédéraliste à Québec, un gouvernement qui respecte les champs de compétence des provinces, ici, à Ottawa», a ajouté M. Harper.
[...]


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